Actualités A la une

archiurbagdWest PararchiurbagdWest

7 novembre 2019 : Rencontre thématique sur la place de la nature en ville

A l’heure où les médias et le grand public s’emparent du sujet de la réintroduction de la nature dans tous les lieux de vie de notre société au regard du réchauffement climatique et de l’effondrement déjà perceptible de la biodiversité, les professionnels du paysage et de l’urbanisme du Grand Ouest se sont associés pour organiser un temps de débat portant sur l’évolution de nos pratiques face aux enjeux écologiques et les relations avec les usagers et les citoyens dans les modes de faire la ville.

archiurbagdWest PararchiurbagdWest

Café urba à Nantes, retour sur les échanges

Communes nouvelles, nouveaux territoires intercommunaux : nouveaux enjeux, nouveaux projets ?

Ces questions ont été au coeur de la rencontre Café-Débat qui s'est déroulée à Nantes le 3 juillet 2019.
La récente mise en oeuvre de la NOTRe du 7 août 2015 a rebattu les cartes sur la plupart de nos territoires. Nous nous sommes interrogés collectivement sur les effets de cette réorganisation, quelques années après le début de sa mise en application.
Trois témoins ont livré chacun un récit de la mise en place de cette nouvelle organisation territoriale et ont apporté un éclairage sur ses effets en matières de fonctionnement, de démocratie ou de finances publiques.
 
Mariage choisi ou mariage forcé ?
Sébastien Devos, Directeur de l'aménagement et de l'urbanisme de la toute nouvelle commune de Montaigu Vendée, créée le 1er janvier 2019 nous a retracé l'histoire qui a conduit à l'émergence de cette entité.
Sur ce territoire de Vendée, la longue expérience de coopérations intercommunales et le temps laissé à la maturation du projet (5 ans) ont été des facteurs clés de réussite.
Là où d'autres territoires ont pu vivre les regroupements dans la précipitation, parfois poussés par des logiques d'opportunités fiscales et souvent dans l'urgence.
Le temps des échanges, du partage, de l'anticipation apparaissent ainsi véritablement comme des prérequis indispensables pour assurer un fonctionnement efficace au service du citoyen, et une dynamique de projet en capacité de répondre aux défis de l'action publique.
Economie d'échelle ou renforcement de l'efficacité de l'action publique ?
La question des économies d'échelle interroge. La refonte des territoires ayant souvent été présentée au grand public comme une source d'économie pour les comptes publics, une manière de simplifier le fameux et dispendieux mille-feuille territorial.
Jean-Pierre DUCOS, Directeur du CAUE du Maine et Loire a rappelé que le fondement de la loi NOTRe était avant tout la recherche d'une meilleure efficacité des politiques publiques menées sur nos territoires. Le département du Maine et Loire a complètement refondu ses communes et Communautés de communes, ce qui en fait un laboratoire particulier pour évaluer les résultats de la loi NOTRe. Jean-Pierre DUCOS s'est appuyé sur l'exemple des Mauges pour montrer les effets des changements d'échelle. Les réflexions en matière d'aménagement dépassent désormais les périmètres communaux "historiques". Ce qui suppose par ailleurs de nouveaux arbitrages dans les investissements publics. La réorganisation des territoires a aussi été l'occasion de rebâtir un projet collectif, à une échelle plus pertinente en matière d'urbanisme, et fondateur de l'identité des nouvelles communes.
Sébastien Devos illustre ces effets en démontrant la montée en compétence des services, nécessaires pour répondre à des enjeux de territoire de plus en plus complexes : mobilités, transition énergétique, redynamisation des centres-bourgs.
Quelle place pour l'élu local et le citoyen ?
Lionel GUILLEMOT, Géographe et élu sur la commune nouvelle de Brissac Loire Aubance a témoigné de l'aventure suivie pour aboutir à l'émergence de nouvelles entités territoriales. La cohérence géographique se heurtant bien souvent à des considérations fiscales ou autres.
Ces regroupements ont également beaucoup interrogé les élus locaux sur le choix des bonnes échelles pour l'action publique, ce qui a donné lieu à des mouvements croisés de montées de compétences (vers l'intercommunalité) et de descentes (vers la commune nouvelle).
Les élections de 2020 constitueront une nouvelle étape qui va faire évoluer la représentation démocratique à l'échelle communale : le nombre d'élus sera fortement réduit. Une réflexion est déjà engagée pour conserver, en complément des relais de services dans les communes déléguées, des relais démocratiques dont les formes restent encore à définir.
archiurbagdWest PararchiurbagdWest

Université d’été des Urbanistes à Châtellerault les 28, 29 et 30 août 2019

L’AUGO participe chaque année à l’Université d’Eté des urbanistes, moment de rencontre privilégié entre les professionnels organisé par le CFDU (Conseil Français des Urbanistes). Le thème de cette 23ème édition, « Ces villes qu’on dit moyennes », colle à un certain nombre de sujets d’actualité; elle prend place en interface de l’actuel « Plan Actions Cœur de Ville ». Elle est organisée cette année à Chatellerault, ce qui rend son accès aisé aux professionnels de nos régions.

4 ateliers ponctueront les débats :

NATURE : paysage, entrées de ville et agriculture,

NOVATION : attractivité, numérique, nouveaux mode de faire

COMMERCE : activités, coeur de ville, nouvelles tendances, reconquête des logements

ÉMOTION : design, patrimoine, santé, plaisir, aménités

Voir le programme joint et toutes les informations utiles :

https://sites.google.com/view/univ-urba-chatellerault/accueil

archiurbagdWest PararchiurbagdWest

En marge du Grand Débat, une contribution de l’AUGO

Abordant des enjeux de société, Le Grand Débat soulève plusieurs sujets qui sont au cœur des travaux des urbanistes; certains autres thèmes mis au cœur de l’actualité depuis plusieurs mois, également. Les urbanistes participent à ces actions parce qu’ils sont en première ligne dans la conception des villes et territoires, et parce qu’ils travaillent sur ceux-ci dans une vision prospective Aussi l’AUGO tient-elle à apporter, en marge de ces débats, une contribution autour de deux thèmes  :

  • L’équilibre des territoires

  • La citoyenneté

 

  1. L’équilibre des territoires 

Les territoires vivent des problèmes réels, que l’aménagement a parfois contribué à générer : segmentation sociale et culturelle, répartition inégalitaire des services, dépendance des distances et de la mobilité, aberrations écologiques… La ville, et plus généralement le territoire, se construit dans la longue durée. Pour assumer ses nécessités sociales et environnementales (notamment définies par la COP21 pour ces dernières), les villes et territoires doivent être pensés en fonction du long terme. Les urbanistes, responsables en première ligne dans cette action, soulignent des impératifs qui doivent guider celle-ci :

  • Territoires urbains et territoires ruraux :

L’AUGO affirme la complémentarité des territoires urbains et des territoires ruraux :

Le territoire est une ressource rare, qui doit être préservée. La consommation pour l’urbanisation des terres agricoles d’une part, des espaces naturels d’autre-part, n’est plus supportable dans la durée.

Aujourd’hui, l’extension des aires urbaines pénètre profondément les espaces ruraux, créant une société urbaine en milieu rural. Les interdépendances qui en résultent demandent aussi des services adaptés aux modes de vie évitant la simplification normative, dans de vraies polarités secondaires, capables d’accueillir services publics et privés à l’échelle de leur territoire.

  • Un habitat durable :

L’habitation, au sens le plus large du terme, doit être prise en compte dans la durée. Elle doit intégrer dès l’origine les coûts de gestion et de fonctionnement, les coûts énergétiques, les coûts environnementaux. Ces informations doivent être intégrées et affichées comme des composantes des projets.

  • Les services et les cœurs de ville :

Les cœurs de ville et de bourgs associent la vie commune aux services tant publics que privés : ils sont facteurs d’économies de déplacements car ils sont les plus centraux, les plus accessibles à une desserte par transports publics. Ceci nécessite souvent d’adapter la configuration des centre-villes pour les accueillir; ceci nécessite de redéployer des politiques foncières en centre-villes. Ceci implique aussi de limiter drastiquement la déportation de services communs dans les périphéries –notamment les commerces.

  • La mobilité :

La mobilité n’est pas un service, elle est le continuum de l’espace public lorsque celui-ci s’étend : le transport public est la condition d’extension des territoires. Il faut cesser de bâtir des secteurs qui ne seront jamais desservis, il faut conditionner la construction urbaine à l’accessibilité.

  • Nature et aménagement :

La nature n’est pas un complément d’âme des territoires, mais un élément à part entière de la vie qui s’y déploie. La nature en ville participe de l’existence de la biodiversité en site urbain ; elle contribue de manière globale aux économies d’énergie et à la minoration des pollutions et nuisances. A ce titre, elle ne doit pas constituer un service dans l’aménagement mais un impératif, à prendre en compte dès la définition des projets. En site rural, les continuités écologiques sont des éléments constitutifs de la vie du territoire ; elles doivent s’imposer aux actions d’aménagement tant urbaines qu’agricoles.

2. Citoyenneté et aménagement des territoires : Associer les habitants à la construction de leur territoire 

Les habitants se sentent toujours plus éloignés des décisions concernant l’aménagement de leur habitat et de leur environnement. Ils le supportent de moins en moins compte tenu de la proximité de ces actions avec leur quotidien, de la portée limitée des concertations obligatoires, de la méfiance envers décideurs et techniciens, et des erreurs qu’ils estiment constater. Or, l’aménagement et la construction figurent parmi les sujets les plus à leur portée pour agir. Les concertations légales sont le plus souvent inopérantes. Une démarche différente doit être développée :

  • Le pari de l’intelligence et de la responsabilité :

Les citoyens sont légitimes à participer aux projets, et ils sont nécessaires. Le bien-vivre ensemble implique que les citoyens soient associés aux projets dès l’origine. Leur capacité à peser dans les décisions suppose qu’ils aient une information complète et continue, de la conception à la mise en œuvre.

L’information sur les projets est trop souvent confinée dans des exercices de communication qui considèrent le public plus comme un consommateur que comme un citoyen. Il n’est plus acceptable que des éléments d’un projet ou de ses impacts soient dissimulés ou travestis dans une communication altérée. L’information vise à permettre au citoyen d’appréhender enjeux et arbitrages. Pour être crédible, l’information doit être indépendante et dégagée des directives de la maitrise d’ouvrage, et rendue accessible à tous.

L’information doit comprendre tous les aspects du projet, en particulier l’évaluation des impacts en matière de coûts de fonctionnement et de gestion, les coûts énergétiques, les coûts environnementaux et de santé.

  • Une formation citoyenne :

L’appréhension de l’information sur les projets demande qu’une formation dans ces domaines soit ouverte aux citoyens, que ce soit dès l’école, ou en accompagnement des projets.

  • Remplacer les concertations obligatoires par une association au projet et une information indépendante :

L’enquête publique est un acte accessoire aux projets ne permettant pas de peser sur ceux-ci. La concertation légale est, elle, bien trop limitée et trop tardive. Les citoyens ne doivent pas être consultés, ils doivent être associés aux projets dans des conditions leur permettant d’y apporter leur expertise de citoyens et d’usagers en amont des décisions.

Les urbanistes sont prêts à participer à tous les actes de mise à disposition du public, de formation, et d’information indépendante, auprès des citoyens.

Texte de la contribution de l'AUGO

archiurbagdWest PararchiurbagdWest

1er février 2019 – Loi Elan

Un objectif central de reconquête des cœurs de ville, des simplifications, certaines inquiétudes

Avant notre assemblée générale, nous avons consacré notre première rencontre de l’année 2019 à la loi ELAN, avec l’aide de deux intervenants, présentant deux regards : Jean-Luc MALGAT, responsable du service Construction-Habitat-Ville à la DDT 49, et Antoine MORIN, directeur des études à l’EPF de Bretagne

Dans une volonté de favoriser les projets d’aménagement, d’accroitre la production de logements et lutter contre les fractures territoriales, la loi ELAN vise à peser sur le marché de la construction propre à la France pour revitaliser les centres urbains et de bourgs. Elle aborde des champs très divers de la construction, du logement social et des actions urbaines. Sans chercher à aborder la totalité de son contenu, nous avons débattu de ses aspects les plus essentiels pour notre profession, à l’aube de sa mise en œuvre : les nouvelles procédures notamment les Opérations de Revitalisation des Territoires (ORT) et les dispositifs de réanimation des centres, la restructuration des acteurs du logement social qui fait débat dans les territoires, la simplification de règles et de procédures, sans oublier la lutte contre l’habitat indigne que l’actualité a remis sous les projecteurs… L’EPF Bretagne a illustré les impacts attendus à partir de son action qui fait référence sur les cœurs de ville.

L’articulation avec la politique Plan d’Actions Cœurs de Ville en cours a été longuement abordée puisque l’ORT prévue par la loi Elan en est la traduction juridique pour les 222 villes sélectionnées. Ce qui pose en creux la question des milliers d’autres non concernées. Mais la loi Elan pose bien d’autres questions aux professionnels du fait de simplifications qui facilitent la mise en œuvre de projets mais modifient aussi la place des habitants dans les projets, autorisent des constructions en secteurs littoraux, bousculent la hiérarchie des procédures, etc.. Autant de sujets qui pourraient nécessiter d’autres échanges sur la loi Elan et ses impacts.

archiurbagdWest PararchiurbagdWest

20 avril 2018- Rencontre AUGO : Urbanisme commercial

L’AUGO a organisé une rencontre sur le thème de l’urbanisme commercial le 20 avril 2018 à la MATP d’Angers.
Un sujet au coeur de l’actualité tant la question du commerce est présente dans les enjeux de mobilités et de revitalisation des villes et bourgs. Nous avons pu assister à une présentation passionnante de Willy Merlet, urbaniste à la Communauté de Communes Baugeois Vallée et intervenant au sein de l’Université Paris Nanterre. Il nous a décrypté les ressorts de la révolution numérique, les mutations actuelles et à venir du commerce physique et des pratiques de consommation, les impacts sur les dynamiques de nos villes et nos territoires.

Et l’action publique dans tout ça, le rôle des urbanistes ?

Christophe Lesort est venu compléter cette présentation en interrogeant le rôle de l’élu et des urbanistes dans le traitement de ces questions et a évoqué le rôle des CDAC dans les implantations commerciales.

Le débat enclenché avec les participants a soulevé de multiples interrogations sur les défis à relever sur nos centres villes mais également sur les territoires ruraux, les outils à mobiliser et le rôle des urbanistes dans l’accompagnement de ces mutations.